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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

L’éducation préventive contre le SIDA




Principes fondamentaux du judaïsme 


Abraham Steinberg et Mordechai Halperin


UN POINT DE VUE JUIF
POUR LA PRÉVENTION DU VIH/SIDA

Lite sur ibe.unesco.org

L’éducation préventive contre le SIDA doit  être examinée à la lumière des principes fondamentaux et spécifiques du judaïsme. Voici quelques-uns de ces principes, qui expriment les valeurs et la morale juives concernant la maladie, les soins aux malades et la prévention.

LA VALEUR SUPRÊME DE LA VIE HUMAINE (DIEU A CRÉÉ L’HOMME À SON IMAGE) 
Le droit élémentaire à l’intégrité physique et mentale, qui revêt une signification particulière dans la loi juive, repose sur des bases philosophiques : il se fonde sur la conception que le judaïsme se fait de l’origine du droit à la vie, à l’existence corporelle et à la dignité
 .
 L’un des principes fondamentaux de la loi juive est qu’on ne peut mesurer la valeur de la vie humaine considérée dans sa qualité et dans sa durée

 Les deux principes suivants, qui .suggèrent la nécessité de pratiquer une médecine préventive, découlent de ce principe fondamental.
•  « Puisque Dieu veut que nous conservions la santé du corps, […] nous devons éviter ce qui nuit au corps, et nous accoutumer à ce qui est bon pour la santé.

•  « De même, une prescription (mitzvah) positive nous enjoint d’écarter tout obstacle qui peut mettre la vie en danger, et d’être très prudents à ce sujet, car il est écrit : « Prends garde à toi et garde bien ton âme. «
Celui qui suscite un obstacle dangereux et ne l’écarte pas, désobéit donc à une prescription positive, ainsi qu’à la prescription négative qui nous défend de « répandre le sang ». « Nos Sages ont interdit beaucoup de choses parce qu’elles présentent un danger pour la vie.

 «  La prescription qui nous enjoint de « protéger la vie » (Pikuach Nefesh), est en effet si importante que nous devons poursuivre cet objectif sans relâche, même aux dépens d’autres obligations religieuses. Ainsi, pour sauver une vie, nous avons non seulement le droit, mais le devoir de violer le sabbat ; et nos rabbins affirment qu’un acte destiné à sauver une vie a plus de valeur que n’importe quelle autre action.  Nous avons donc l’obligation de prévenir l’infection par le VIH. Cette obligation (mitzvah) implique-t-elle la permission de mener des campagnes d’éducation pour informer le public  sur le VIH et le SIDA, ou d’utiliser des préservatifs pour éviter de contracter ou de transmettre une infection virale mortelle ?
Diverses opinions se sont récemment exprimées sur ce sujet dans les publications religieuses
  .
La prévention 
PRENDRE DES PRÉCAUTIONS OU REFUSER DE SOIGNER ?
Tous les individus et toutes les sociétés sont tenus de contribuer à prévenir la diffusion du VIH/SIDA. Suivant la loi juive,toute personne qui entre en contact physique avec un malade du SIDA,doit prendre les précautions appropriées, surtout en cas de pénétration dans l’organisme du malade. Les agents sanitaires doivent appliquer des mesures strictes destinées à empêcher toute contamination.
 D’un autre côté, les médecins et les autres agents sanitaires ne peuvent refuser de soigner des malades du SIDA par crainte de  la contamination, parce que les contacts ordinaires avec ces malades sont sans danger. Le virus ne se transmet que par le sang ou par des contacts sexuels. Les risques de contamination par le VIH à l’occasion d’une prise de sang restent extrêmement faibles quand on respecte les précautions nécessaires, et ne sauraient par conséquent justifier le refus des médecins de soigner les malades du SIDA.
 De même, les enfants infectés par le VIH ne doivent pas être séparés des autres enfants dans les écoles, car ils ne font courir aucun danger réel à leurs camarades.   Enfin, il faut accomplir les rites de purification habituels (taharah) après la mort d’un malade du SIDA. Les participants doivent toutefois porter des gants par précaution
 .
AVERTIR LE PARTENAIRE SEXUEL
Depuis sa découverte, on a toujours traité le SIDA autrement que les autres maladies. Par exemple, les règles relatives au dépistage  du VIH exigent que le sujet, informé de la signification de l’examen, consente expressément à le subir, et interdisent de communiquer les résultats à des tiers

 La loi juive veut cependant que le SIDA soit traité comme n’importe .quelle autre maladie contagieuse, incurable et pandémique.
 La Torah interdit de donner à quelqu’un des informations négatives, fussent-elles exactes, sur une autre personne, à moins que des conditions bien déterminées ne soient réunies. Cette interdiction des « mauvaises paroles » (leshon ha’rah) s’applique même au bavardage « inoffensif », qu’elle restreint considérablement. Mais elle n’est pas inconditionnelle.
 Nous avons le droit — et même le devoir, suivant la  halacha  — de donner des informations négatives sur quelqu’un quand elles sont nécessaires pour épargner à un tiers des dommages de caractère physique, économique ou psychologique. Par exemple, si une femme est sur le point d’épouser un homme qui a eu des problèmes psychiatriques et commis des violences, nous devons en avertir la fiancée. La même considération vaut dans le cas du SIDA, où la dissimulation de l’état de santé  de l’homme pourrait entraîner la mort de la
femme, et non pas simplement des pertes financières. La  halacha semble donc autoriser le dépistage obligatoire du VIH et la communication obligatoire des résultats de l’examen, ne serait-ce qu’aux personnes qui ont « besoin de savoir »

  .
 Nous devons, par conséquent, informer les partenaires sexuels d’un malade du SIDA et les avertir du danger auquel ils s’exposent. Il est préférable que le malade informe lui même ses partenaires ; mais s’il refuse de le faire, nous devons les informer à sa place, même contre son gré

 .
PRÉVENIR L’INFECTION DU CONJOINT
Il est défendu aux malades du SIDA de cohabiter avec leur conjoint, pour éviter que celui-ci ne soit contaminé. Les docteurs juifs  discutent cependant à savoir si un homme infecté (ou dont la femme est infectée) par le VIH a le droit d’utiliser des préservatifs, étant admis que les préservatifs n’offrent pas de protection absolue

 ,Les rapports sexuels, dans ces conditions .sont parfois considérés comme aboutissant à une « émission inutile de la semence humaine » et prohibés comme tels

 C’est pourquoi certains grands docteurs pensent que, lorsqu’un des .époux a le SIDA, le divorce est la seule solution
 .
PROTECTION DES RAPPORTS SEXUELS OU ÉDUCATION MORALE ? 
L’utilisation de préservatifs pendant les rapports sexuels est la mesure préventive contre le SIDA la plus largement débattue. Certains auteurs émettent pourtant des doutes sur l’efficacité réelle des préservatifs, en se référant à des précédents historiques relatifs à d’autres maladies sexuellement transmissibles

 L’efficacité des préservatifs n’est pas .universellement reconnue

 Une étude américaine, dont les auteurs ont évalué les résultats de .l’utilisation du préservatif sur une période d’un an, indique un taux d’échec de 1 à 4 % dans le cas des femmes de plus de 30 ans, et de 10 à 33 % dans le cas des femmes de moins de 25 ans

 D’autre part, les participants au débat public qui prônent ou du moins acceptent .l’utilisation du préservatif, ne se préoccupent  apparemment pas de l’immoralité possible de cette pratique. Du point de vue des juifs, l’utilisation du préservatif ne saurait se substituer à l’autodiscipline comme moyen de prévenir la contamination
 .
 Si la loi juive désapprouve généralement l’utilisation des préservatifs comme contraceptifs, elle permet de les utiliser pour prévenir la transmission d’une maladie mortelle, en vertu de l’obligation (mitzvah) de protéger la vie (Pikuach Nefesh). La Torah n’exige pas des malades du SIDA qu’ils pratiquent l’abstinence pendant tout le reste de leur vie. La question de savoir s’il faut distribuer ouvertement des préservatifs aux élèves dans les écoles, est plus délicate. De toute évidence, le judaïsme considère que les relations sexuelles n’ont leur place que dans le cadre d’un mariage fondé sur l’amour et l’engagement réciproques des époux, et désapprouve les initiatives susceptibles de légitimer ouvertement les modes de vie non conventionnels et les relations sexuelles préconjugales. La loi juive n’autorise pas la recherche du plaisir sexuel en dehors du mariage.  
 Dans un « Mémoire sur le SIDA » soumis en 1989 au Comité des services sociaux de la Chambre des communes, le grand rabbin du Royaume-Uni, Lord Immanuel Jakobovits, exprime un point de vue cohérent, conforme  au judaïsme, sur les campagnes d’éducation préventive contre le SIDA. Il y donne en particulier son avis sur la campagne de prévention bien connue, menée dans les médias par le gouvernement britannique sur le thème « Ne mourez pas d’ignorance ». Tout en félicitant le gouvernement de lancer une campagne
d’éducation préventive contre le SIDA, il affirme que l’ignorance n’est pas une maladie mortelle, et qu’il faut désigner plus clairement la véritable cause du danger : le comportement irresponsable de certains individus. « L’éducation sexuelle dispensée dans les écoles, dit-il, doit être spécifiquement conçue comme une préparation au mariage, et déconseiller les relations sexuelles préconjugales, qui ne peuvent qu’affaiblir le mariage en lui enlevant son importance.

  «  Le rabbin Jakobovits, qui jouit d’un grand respect et qui exerce une grande influence sur l’élaboration et l’enseignement du droit médical et de la déontologie médicale judaïques, en conclut qu’une campagne d’éducation préventive contre le SIDA devrait dire clairement :
« Le SIDA est la conséquence de relations sexuelles préconjugales, d’infidélités conjugales, de déviances sexuelles ; il résulte de l’irresponsabilité sociale de ceux qui sacrifient un bonheur durable à des plaisirs passagers, qui préfèrent une jouissance égoïste au devoir et à la discipline.

 «  Il n’est pas logique d’essayer de se protéger des conséquences d’un comportement intrinsèquement dangereux si l’on peut s’abstenir de ce comportement

 Ce point de vue est .largement partagé par la population du Royaume-Uni : 74 % des Britanniques estiment que le seul moyen vraiment sûr de se protéger du SIDA, c’est d’avoir un seul partenaire sexuel et de lui rester fidèle ; et 96 % demandent aux enseignants des écoles de parler aux élèves des dangers de l’« union libre »

 Par conséquent, au lieu d’apprendre aux individus à .« protéger » leurs rapports sexuels par des moyens qui ne sont pas si sûrs, il faut leur enseigner qu’ils sont moralement tenus d’éviter les relations sexuelles illicites.
 Ces conceptions dominent la pensée et la  pratique juives en matière d’éducation préventive contre le SIDA. Elles ont valeur de normes dans les écoles religieuses d’Israël et dans les écoles juives orthodoxes de la diaspora. D’autres groupes sont prêts à reconnaître que, si les adolescents ont une activité sexuelle, il faut les informer des précautions à prendre.
Les écoles se trouvent alors dans une situation très difficile : elles doivent ériger en normes l’abstinence et le sens des responsabilités, tout en mettant à la disposition des élèves un moyen de protection beaucoup moins recommandable, considéré comme un moindre mal : le préservatif.

HOMOSEXUALITÉ ET TOXICOMANIE La loi juive prohibe formellement l’homosexualité, qui ne doit être ni tolérée ni encouragée. 
D’autre part, pour contribuer à prévenir la  diffusion du SIDA liée à la toxicomanie, les éducateurs doivent enseigner et promouvoir l’abstinence des drogues illicites.
 Certains proposent de fournir aux toxicomanes des drogues licites et des aiguilles ou des seringues stériles, afin de réduire les risques de transmission du VIH. Mais loin de l’éradiquer, de telles mesures tendent à faire de la toxicomanie un phénomène permanent. Il faut plutôt mettre les jeunes en garde contre les dangers de la drogue, et offrir des possibilités de traitement et de réadaptation à ceux qui  sont déjà toxicomanes. Il est toutefois particulièrement difficile d’éduquer les toxicomanes et de les persuader de suivre un traitement. La société doit donc appliquer par la contrainte les lois relatives à la toxicomanie et, en attendant que l’éducation porte ses fruits, limiter autant que possible les pratiques qui favorisent la transmission du VIH.

Soumettre les groupes à risques à des tests de dépistage  
Pour prévenir la diffusion du  SIDA, on peut aussi soumettre de larges segments de la population, et notamment les groupes à risques, à des tests de dépistage du VIH, déterminer quels individus portent le virus, et restreindre leurs activités. D’un point de vue médical ou épidémiologique, cette méthode risque cependant d’être inefficace pour diverses raisons :
l’application en est difficile pour des raisons politiques ; il est impossible d’atteindre tous les individus à risques ; il faut répéter périodiquement les tests parce qu’un résultat négatif isolé n’exclut ni la possibilité que le sujet soit déjà infecté par le VIH, ni la possibilité d’une infection ultérieure. Mais comme le traitement du SIDA se fait aujourd’hui dans de meilleures conditions, et comme il donne de meilleurs résultats quand il est entrepris suffisamment tôt, il paraît malgré tout raisonnable de pratiquer systématiquement des tests de dépistage sur les
membres des groupes à risques
 .
LES TESTS DE DÉPISTAGE OBLIGATOIRES 
La loi juive  permet de soumettre, même sans leur accord, les membres des groupes à risques (homosexuels, toxicomanes, hémophiles, etc.) à des tests de dépistage des anticorps fabriqués par l’organisme pour combattre le VIH.   Si nous disposions d’un traitement efficace contre le SIDA, les malades pourraient même être contraints de le suivre dans leur propre intérêt et pour éviter de transmettre la maladie
 .
 Mais comme les tests de dépistage du VIH ne permettent pas encore de protéger la santé publique, il n’y a pas lieu pour le moment de les rendre obligatoires.


Conclusion 
Fondé sur la Torah écrite et orale, le judaïsme fournit un cadre à la vie religieuse, sociale et culturelle des juifs. Il donne des réponses à toutes les questions essentielles qui se rapportent aux différents aspects de la vie actuelle.
 La réponse du judaïsme à l’épidémie de SIDA lui est dictée par le principe primordial de la protection de la vie. En ce qui concerne l’éducation, la seule façon acceptable de mener une campagne d’éducation préventive contre le SIDA, c’est de promouvoir les valeurs de la famille, du mariage, de la fidélité et de la procréation naturelle. 
 Une fois l’infection détectée, de quelque façon qu’elle ait été contractée, la loi juive exige que tous les traitements appropriés, tous les soins, toute l’aide et toute la compassion possibles soient prodigués aux malades du  SIDA et, plus généralement, aux personnes infectées par le VIH

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