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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Les 7 Mitsvot des descendants de Noa'h


                                           L'Arche de Noe  Marc Chagall




                                             Les Lois Noahides


www.hassidout.org


1. L'interdiction de l'idolâtrie


L’interdiction des cultes païens – La foi en un D-ieu unique
Tout individu se doit de croire en un unique Créateur de l’univers. En celui qui créa le monde et les humains, qui connaît les actes et les pensées des créatures, exerce sa providence à leur égard et juge les humains en fonction  de leurs actes. C’est le D-ieu unique et c’est Lui qu’il convient de servir et Lui qu’il convient de prier. L’implication concrète de cette injonction est l’interdiction formelle de se livrer au culte d’une quelconque divinité, de quelque nature qu’elle soit. Cette interdiction recouvre également toute foi en un autre être créateur de l’univers.


2. L'interdiction de blasphémer


Le respect dû à D-ieu
Les humains ont le devoir de révérer le Créateur qui leur a donné la vie ainsi que le monde au sein duquel ils peuvent s’épanouir. Cela implique l’interdiction de prononcer tout blasphème à son propos ainsi que toute désignation de Lui à caractère injurieux.


3. L'Interdiction d'ASSASSINER et de se SUICIDER


Le respect de la vie humaine
Les humains ont été faits à l’image de leur Créateur. Leur vie est un don du Très-haut et nul n’a le droit d la retirer. Il convient de s’attacher à la perpétuation de l’espèce humaine que D-ieu a investi des moyens d’habiter la terre et de l’aménager. Cela implique concrètement l’interdiction formelle d'assassiner qui que ce soit, y compris l’embryon dans le ventre de sa mère.
Le meurtre d’une seule personne équivaut au meurtre de l’humanité entière et constitue une atteinte au Créateur, à l’image de qui les humains ont été faits.


4. L'Interdiction du vol


Le respect de la propriété d’autrui
A chacun sont accordés par D-ieu certains biens et certains richesses et nul n’a le droit de l’en déposséder. L’implication concrète de ce principe est l’interdiction formelle du vol de quelque manière qu’il s’exerce et de toute forme d’appropriation du bien d’autrui, qu’elle s’effectue par la ruse ou par la force ou de quelque façon illégale. Cette interdiction recouvre le refus d’un dû ou d’un salaire et l’enlèvement d’une personne humaine quel que soit son âge. Le respect de la propriété d’autrui inspire aux humains des actes de charité et de bonté ainsi que le désir de venir en aide à leurs semblables.


5. L'Interdiction des unions immorales


le respect de l’intégrité familiale
Le Créateur façonna initialement l’homme et la femme en une seule entité pour en épanouir par la suite deux existences complémentaires destinées à atteindre conjointement leur plénitude.
La vie maritale et les règles qui la régissent constituent le fondement de la perpétuation de l’espèce humaine ainsi que de l’intégrité familiale et sociale. Cette intégrité se caractérise également par le maintien de valeurs de décence et de pudeur au sein de la vie au foyer.
L’implication concrète de ce principe est l’interdiction de toute union incestueuse : l’interdiction de toute intimité entre membres de parenté filiale immédiate, l’interdiction de l’union d’une femme mariée avec tout individu étranger. L’interdiction des rapports entre mâles ainsi qu’avec des animaux.


6. L'Obligation d'instituer des tribunaux


L’institution d’une justice équitable
Afin que tous les principes exprimés ici puissent prévaloir, il convient que les différentes structures humaines de la société se dotent de tribunaux dont les juges sont investis du devoir de faire respecter ces principes. Ces juges sont fondés à punir ceux qui contreviennent à ces devoirs. Il convient ainsi de ne pas permettre que ne soient pas respectés les principes des «Sept Lois Noahides ».
Quiconque connaît un litige doit recourir à ces juges et se conformer aux décisions rendues par eux.


7. L'Interdiction de consommer d'un animal vivant


La Torah permet la consommation d'animaux mais fixe des limites précises quant à l’usage que l’homme peut faire des animaux afin de pourvoir à ses besoins. L’implication concrète de cette  règle est l’interdiction de la consommation d’un animal à sang chaud (ou de l’un de ses membres prélevé ) lorsqu’il est encore en vie.



Visitez le site 7loispourlhumanite



                                            Historique des Bné Noah

Depuis la création d’Adam — le premier homme et « Père de l’Humanité » —, tous les êtres humains ont reçu de D.ieu l’ordre de respecter 6 lois. Après le Déluge, Noé et ses trois fils (Chem, Ham et Japhet) reçoivent pour mission de reconstruire l’humanité et repeupler la terre, en se comportant conformément à ces 6 lois. En cette circonstance, D.ieu ordonne à Noé d’appliquer une septième loi, d’où l’expression « les 7 lois noahides ».
Depuis cette époque et jusqu’au jour du Don de la Torah au mont Sinaï , tous les hommes, les Hébreux compris (lesquels sont les descendants des Patriarches Abraham, Isaac et Jacob), sont appelés Bné Noah — « fils de Noé » — Les 7 lois noahides sont alors connues de tous les peuples, et en vigueur chez tous les peuples, bien que celles-ci ne fussent pas toujours respecter et que l’idolâtrie connaissait ces heures de gloire. Certains écrits notifient même que Chem, le père de tous les Sémites, était à la tête d’un tribunal qui jugeait les hommes conformément à ces 7 lois. Après le Don de la Torah, les Hébreux ne font plus partie des Bné Noah. En effet, désormais connu sous le nom de peuple d’Israël, celui-ci accepte alors, non plus 7 lois mais 613 lois : les 613 Commandements de la Torah. En cette circonstance historique, les Écritures Saintes qualifieront le peuple d’Israël de « Prêtre parmi les Nations ». Egalement, l’ordre donné aux nations de respecter les 7 lois noahides est renouvelé par l’événement du Don de la Torah, et la responsabilité d’en informer tous les hommes repose alors sur Moïse. La Torah stipule que tout Non-Juif qui accepte la royauté de D.ieu et s’engage à accomplir les 7 lois noahides conformément aux règles de la Torah — que D.ieu a transmise au Peuple d’Israël par l’intermédiaire de Moïse, sur le Mont Sinaï — est considéré également comme un « prêtre » et un « juste parmi les nations ». Reste à définir son identité selon le langage de la Torah.

Présentation des identités
La terminologie hébraïque usuelle qui se réfère aux différents statuts des Non-Juifs - termes et expressions employés dans les sources du Judaïsme - n’est pas toujours connue du grand public. En effet, l’emploi du qualificatif approprié variera selon le contexte. On distingue par exemple  les termes relatifs aux identités ; de Ben Noah, de Guer, de Guer Tochav, de Hassid Houmot Haolam, d’Oved Kohavim, de Goy, de Hakham Houmot Haolam. Bien évidemment, ces mots ne se rapportent pas tous à une personne ayant accepté l’application des 7 lois noahides.

Définitions des identités :
Un Ben Noah — « Fils de Noé » — désigne sans distinction aucune l’ensemble des êtres humains, hommes ou femmes, dans leur globalité. Cette appellation n’a aucune implication sur le comportement de l’individu par rapport aux 7 lois noahides. Par ailleurs, si dans la littérature française, les Non-Juifs sont parfois désignés sous le terme de « Gentils », cette expression n’a aucun rapport avec notre terme. Cette expression d’origine latine (« gentilis »), qui désigne soit un païen, soit un polythéiste, n’a pas de correspondance directe avec la littérature hébraïque. Dans la langue hébraïque classique le terme « païen » se traduit par « Oved Kohavim », tandis que le terme de « Goy » est utilisé en Hébreu moderne pour traduire le même mot. L’expression « Oved Kohavim » évoque plus particulièrement celui dont les croyances et les coutumes ne sont pas en accord avec le D.ieu Un, et fait le plus souvent référence à un idolâtre ou à un polythéiste.
Par extension, le terme « Gentil » s’utilisera pour définir une personne qui n’est pas astreinte à la pratique des 613 préceptes de la Torah : c’est donc une personne « étrangère » au peuple juif. Néanmoins, d’un point de vue linguistique, un « étranger » au peuple juif se dit « Guer », en Hébreu classique, alors qu’une personne étrangère relativement à quelqu’un se dit « No’hri » et peut s’appliquer aussi, dans ce cas, aux Israélites. En Hébreu moderne, « Guer » désigne un converti. Le mot « Goy » veut dire « peuple », il s’applique également au peuple d’Israël, mais désigne aussi par extension et sans aucune autre désignation, un homme n’appartenant pas au peuple d’Israël. En règle générale, un « Goy » représente un Ben Noah qui ne se préoccupe pas du respect des 7 lois noahides. Toutefois, il est admis que le terme « Gentils » sous-entende indistinctement tous les hommes et les femmes de l’humanité, à l’exception des juifs. Ce terme devient donc synonyme de « Goy ».

Qui est appelé « Pieux parmi les Nations » ?
D’un point de vue de la législation hébraïque, la pratique des 613 Commandements ne concerne que le peuple d’Israël, alors qu’un Ben Noah ou Goy a l’obligation de ne respecter que les 7 lois noahides, conformément aux injonctions de la Torah. Cependant, la Torah offre la possibilité à un Ben Noah de se convertir au Judaïsme, mais interdit de convaincre quiconque à respecter ces lois et y adhérer par la contrainte. Une personne convertie selon la loi juive est appelée un « Guer Tsédek ». Dans les temps antiques, lorsque les Hébreux vivaient indépendants sur la Terre Sainte, où siégeait le Sanhédrine — la Cour suprême — il était permis à un Ben Noah, sous certaines conditions, de s’installer en terre d’Israël. Pour cela, il devait accepter au préalable de s’engager à respecter les 7 lois noahides. Il recevait alors le statut de « Guer Tochav » (Cf. Ci-après). Dans cette situation, trois cas de figure peuvent se présenter, selon l’intention du Non-Juif. Cela nous amène à faire la distinction entre une personne qui accepte volontairement de se soumettre à certaines lois, sans cependant adhérer à leur origine divine, et un autre individu qui le fera par souci exclusif de respecter la volonté divine exprimée dans ces lois.

1) Un Ben Noah qui accepte sans aucune contrainte devant un tribunal rabbinique composé de trois juges de respecter les 7 lois noahides, afin de vivre parmi le peuple d’Israël, doit accepter au préalable la Royauté de D.ieu et abandonner ses coutumes polythéistes, après quoi il porte le statut de « Guer Tochav », c'est-à-dire de résident étranger. C’est alors un devoir de l’intégrer à la société au même titre que l’Israélite, comme il est écrit : « Ton frère vivra avec toi ». Ce statut ne peut être attribué qu’au temps où le Temple existe, où la Cour rabbinique suprême (Sanhédrine) existe et siège à Jérusalem, et où la législation du Jubilé est en vigueur. Le statut de Guer Tochav n’est donc plus d’actualité, de nos jours.

2) Un Ben Noah qui s’engage à respecter les 7 lois noahides, qu’il le décide seul ou en présence d’un tribunal rabbinique composé de trois juges, conformément au principe que celles-ci ont été ordonnées par D.ieu au mon Sinaï à Moïse et renouvelées dans la Torah, s’appelle « Hassid Oumot Haolam », un homme « pieux parmi les nations ».

3) Un Ben Noah qui respecte ces 7 lois uniquement au titre de lois rationnelles et humaines, d’utilité morale ou sociale, ou pour toute autre raison personnelle, et non pour leur origine divine, est appelé un « Hakham Chel Houmot Haolam », un « Sage parmi les Nations ». Ce qualificatif part du principe que l’attachement de ce Non-Juif aux 7 lois noahides est purement intellectuel, sa soumission à ces lois n’étant nullement motivée par la transmission divine de telles lois dans la Torah. La différence avec le Guer Tochav réside dans le fait que ce dernier accepte au préalable la Royauté divine comme condition fondamentale du respect de ces 7 lois. Néanmoins il reste du devoir du peuple d’Israël d’accueillir un Sage parmi les Nations et de l’assister.

Conclusion
De nos jours, un Non-Juif qui s’engage à respecter les 7 lois noahides, comme émanant de la Volonté divine s’appelle « Hassid Houmot Haolam », un homme « pieux parmi les nations ».
C’est de lui dont la Torah stipule qu’il détient une part dans le monde futur, lors de la Rédemption messianique.






La liste de ces lois est énoncée dans Sanhédrin 56b, et déduite du verset : « Hachem-Eloqim donna ordre à l’homme, en disant ( lémor ) : De tous les arbres du jardin manger, tu mangeras »
 ( Berèchith 2, 16).

1 – « Hachem-Eloqim donna ordre à l’homme » : De la découle l’obligation d’établir des institutions judiciaires.
2 – « Hachem » : De la découle l’interdiction du blasphème du Nom divin.
3 – « Eloqim » : De là découle l’interdiction de l’idolâtrie, ainsi qu’il est écrit : « Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face » ( Chemoth 20, 3).
4 – « A l’homme » : De là découle l’interdiction du meurtre, ainsi qu’il est écrit : « Qui aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car à l’image de Dieu, il a fait l’homme » ( Berèchith 9, 6).
5 – « En disant » : De là découle l’interdiction des unions interdites, ainsi qu’il est écrit : « Il est dit ( lémor ) : Si un homme renvoie sa femme, et qu’elle le quitte et soit à un autre homme, retournera-t-il vers elle ? ce pays-là n’en sera-t-il pas entièrement souillé ? Et toi, tu t’es prostituée à beaucoup d’amants ; toutefois retourne vers moi, dit Hachem » (Jérémie 3, 1).
6 – « De tous les arbres du jardin » : du vol. Car du moment qu’il est précisé : « de tous les arbres », ainsi que : « du jardin », cela implique que ce qui n’en fait pas partie lui est interdit ( Rachi ).
7 – « Manger, tu mangeras : De la découle l’interdiction de consommer de la viande arrachée à un animal vivant. Tu ne mangeras que ce qui est  propre à la consommation ( Rachi ).

« Quiconque parmi les païens accomplit les sept lois fait partie des justes parmi les nations et a sa part au monde futur » ( Rambam Hilkhoth melakhim 8, 11).

Cette règle peut paraître d’une rigueur excessive : Comment se peut-il qu’un non-Juif s’acquière autant de mérites en observant sept lois qu’un Juif en obéissant à 613 commandements ?
Il faut savoir, en réalité, qu’il existe une énorme différence entre l’échelle des valeurs applicable à Israël et celle requise du monde non juif :
Si un Juif commet un vol d’une valeur d’au moins une perouta , il est condamnable ( Baba Metsi‘a 55a), tandis que le noahide est passible de mort même pour un vol d’une valeur inférieure à ce montant ( Yevamoth 47b).
La différence, même si elle paraît minime, (la perouta représentant la plus petite des pièces de monnaie, un « sou » en quelque sorte) est en réalité considérable. Elle montre en effet qu’il existe toujours pour le Juif une marge de miséricorde divine, mais que cette marge fait défaut chez le noahide.
C’est dire que, d’un point de vue conceptuel, il est plus « facile » à un Juif d’accomplir l’intégralité de ses devoirs envers Hachem qu’à un païen de s’exécuter des siens.


Jacques Kohn

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