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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

La société juive à l’époque romaine


                                                         Qumran                           


                                La société juive à l’époque romaine

L’historien Flavius Josèphe recense quatre grandes communautés judéennes. Elles ont en commun une langue  l’araméen, qui s’est implanté en Palestine sous l’Empire perse et qui a servi à rédiger une partie du Talmud. Toutes ces communautés apparaissent au deuxième siècle avant l’ère chrétienne, en réaction à l’hellénisme. Mais leur différence de statuts et de pratiques créent des rivalités dont profite Rome pour administrer le pays.

 Les Sadducéens tiennent le pouvoir politique et religieux. Cette caste hellénisée descend du prêtre Sadok, et est donc attachée au service du Temple. Dans le même temps, les Sadducéens occupent les plus hautes fonctions de l’administration romaine en Judée.


Les sadducéens rejettent l'interprétation de la Torah faite par les Pharisiens et plus exactement le Talmud qui s'en suivra. L'historien Flavius Josèphe, dont on peut penser qu'il penche pour les sadducéens, résume ainsi cette opposition : «Les Pharisiens ont transmis au peuple certaines règles qu'ils tenaient de leurs pères, qui ne sont pas écrites dans les lois de Moïse, et qui pour cette raison ont été rejetées par les saducéens qui considèrent que seules devraient êtres tenues pour valables les règles qui y sont écrites et que celles qui sont reçues par la tradition des pères n'ont pas à être observées.» (Antiquités juives, XIII-297)
Mais il ne faut pas croire que les sadducéens étaient littéralistes. A ce titre, le Talmud parle d'un «livre sadducéen des décrets». Leur spiritualité se résume ainsi : «tout en ayant leur propre exégèse orale, les sadducéens rejetaient certaines traditions extra-bibliques et en particulier celles des autres mouvements.»


 Les Pharisiens recrutent leurs partisans chez les hommes pieux du peuple. Ils s’intéressent peu à la politique, mais défendent leur liberté de culte en de nombreuses occasion. Le Pharisaïsme développe synagogues et rabbinisme : grâce à ces structures, les Pharisiens sont presque les seuls à maintenir leurs traditions malgré la destruction du troisième Temple (70) et la dispersion des Juifs.


Les Pharisiens se définissent avant tout comme un mouvement de stricte observance religieuse. Ils passent en effet, selon la formule de Flavius Josèphe, « pour l’emporter sur les autres Juifs par la piété et, par une interprétation plus exacte de la Loi ». Ils font ainsi de la surenchère par rapport à la pratique commune. Leur objet c’est, selon la formule d’un de leurs docteurs, « de faire une haie à la Torah ».
C’est précisément parce que la haie dressée par eux autour de la Torah les mettait à l’abri d’un syncrétisme véritable que les Pharisiens ont pu se montrer accueillants à des influences du dehors.
Leur capacité à faire évoluer le dogme juif tient au rôle qu'ils accordent à la Loi orale. En effet, ils vont au-delà du texte écrit et au nom de la tradition orale, révélée à Moïse en même temps que la Loi écrite, ils le précisent et l’enrichissent. Leur soumission à la Loi orale les place en opposants aux sadducéens qui ne reconnaissent pas son autorité. Elle impliquera le développement de la synagogue comme lieu où l'on interprète la loi. Le pharisaïsme est ainsi à l'origine du rabbinisme et de la mise par écrit de la Loi orale dans le Talmud.
La Loi orale devient donc un objet d'étude plus important encore que le Pentateuque, puisque celle-ci condense et réunit tous les écrits du Tanakh au moyen d'études de la Guémara sur ces versets.
À l'inverse des zélotes, les pharisiens s'impliquent peu dans la politique. Ils sont disposés à accepter une occupation étrangère pour autant que la liberté de culte leur soit garantie mais ils sont intraitables sur ce point et rejoindront la lutte armée chaque fois que cette liberté sera entravée.
Lors de la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains (70 ap.J.C) et de la dispersion des Juifs, seuls subsisteront les Pharisiens. Ils sont les seuls en effet à être en mesure de s'accommoder de la disparition du Temple et à disposer d'une structure alternative pour cultiver la tradition. Dès lors, le terme de pharisaïsme tombe en désuétude puisqu'il se confond avec le judaïsme.


 Les Zélotes combattent l’occupation romaine les armes à la main. Ils ne tolèrent pas la présence de païens en Terre promise et s’en prennent aussi aux Juifs qu’ils considèrent comme trop timorés. Instigateurs de la première guerre judéo-romaine en 66-70, les Zélotes finissent par prendre la forteresse de Massada où périssent les derniers d’entre eux en 73.

Le mouvement zélote trouve une origine biblique en la figure de Pinhas (ou Phineas) fils d'Eléazar, fils d'Aaron le prêtre (Paracha Pin'has du livre Les Nombres du Pentateuque). Ce personnage biblique s'est illustré par l'assassinat d'un Prince de tribu d'Israël qui se serait fourvoyé dans la luxure aux yeux de tous. L'exécution commise par Pinhas, au lieu d'être réprimandée, est hautement valorisée en tant qu'elle scelle une alliance de paix entre le peuple et l'Eternel. Pinhas est considéré comme le premier zélote car la Bible dit qu'il s'est montré "jaloux" pour la gloire divine. En outrepassant la loi, Tu ne tueras point, il réaffirme le caractère sacré de la loi mosaïque et, de fait, réinstalle le principe religieux comme moteur de l'action humaine. L'épisode de Pinhas constituera la principale légitimation théologique de l'activisme zélote.




Partisan de composer avec la puissance romaine, Flavius Josèphe reproche amèrement aux zélotes leur fanatisme qui est selon lui à l'origine de la Première Guerre judéo-romaine. Les Romains leur donnent le nom de « sicaires », du nom de leur poignard tranchant, la sica, qui pourrait avoir aussi donné le surnom d'« Iscariote » du Judas des Évangiles.
Vers l'époque de la chute du Temple (70), leurs chefs sont Jean de Gischala et Eléazar. Ce dernier, après la destruction de Jérusalem, se réfugie dans la forteresse de Massada avec 960 personnes - les guerriers, les femmes et leurs enfants - où ils résistent plusieurs années aux légions romaines. Préférant mourir que de se rendre, les derniers zélotes se suicidèrent collectivement pour ne pas être capturés.


 Les Esséniens vivent retranchés dans le désert de Judée, la plupart regroupés dans des grottes au bord de la Mer morte sur le site de Qumran. D’après les manuscrits retrouvés sur place, les Esséniens mènent une existence parfaitement communautaire et appliquent une stricte observance des rites.

Le plus marquant dans cette communauté était la mise en commun et la répartition des biens de la collectivité selon les besoins de chaque membre. Le shabbat était observé strictement, comme la pureté rituelle (bains à l'eau froide et port de vêtements blancs). Il était interdit de jurer, de prêter serment, de procéder à des sacrifices d'animaux, de fabriquer des armes, de faire des affaires ou de tenir un commerce. Les membres, après un noviciat de trois ans, renonçaient aux plaisirs terrestres pour entrer dans une sorte de vie monacale. Leur alimentation était particulière en ce qu'elle ne devait pas subir de transformation, par la cuisson par exemple. Leur nourriture se composait essentiellement de pain essénien (non cuit), de racines sauvages, et de fruits. La consommation de viande était interdite. Ils vivaient selon des règles strictes




Les relations des Esséniens avec la monarchie hasmonéenne furent ambiguës : en effet, les Esséniens rejetaient ces monarques comme grands prêtres illégitimes, mais en même temps, ils soutenaient fortement leur résistance à l'influence grecque et païenne, incarnée par lesSéleucides. C'est la raison pour laquelle les esséniens furent probablement tolérés, et non pas persécutés, par les Hasmonéens, puis ensuite par les Hérodiens, leurs héritiers. Lors de la destruction du Temple et lors du chaos qui sévit en Judée à la fin du premier siècle, les Esséniens ne réussirent pas à conserver leur identité, tandis que la communauté juive de la Diaspora s'organisait autour des pharisiens survivants, donnant ainsi naissance à la tradition du judaïsme rabbinique. Il est probable que l'établissement de Qumrân représentait une survivance précaire du mouvement essénien. En 70, après la destruction de leur établissement par les légions romaines, puis la ruine de Jérusalem, les Esséniens disparurent complètement. Il demeure fort peu vraisemblable qu'ils se soient mêlés ou fondus dans la secte des pharisiens, fidèles du Temple, qui représentaient plutôt pour eux leurs ennemis.


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Que peut nous apprendre aujourd’hui Qumrân, au-delà des controverses historiographiques ?
La réponse la plus pertinente vient sans doute de Neil Asher Silberman


« Que reste-t-il aujourd’hui de ces groupes religieux orthodoxes et violents du Ier siècle de notre ère ? Rien. C’est une très bonne leçon aujourd’hui pour l’avenir politique de la région. Ceux qui ont survécu, ce sont ces juifs qui ont ensuite créé toute la tradition du Talmud. Ils ont accepté le compromis avec Rome, avec l’ennemi politique. Les intégristes ont été détruits. Les modérés ont survécu et se sont ensuite développés. » 


wikipedia

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