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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Conversion

Ruth and Boaz, Fabritius, Bible Art Gallery: paintings from the Old and New Testaments
'Ruth and Boaz'  :  Barent Pietersz Fabritius

«Ton peuple sera mon peuple, ton D. sera mon Dieu»
(Ruth I, 16)

"Comment ai-je trouvé grâce à   tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, qui suis une étrangère ?"
Booz lui répondit: "On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, et tu es venue vers un peuple que tu ne connaissais pas auparavant. Que l’Eternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit pleine, de la part d’Ashem, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier !"
(Megilat Ruth, 2, 10-12)


   "Des convertis qui étudient la Torah valent autant que le grand prêtre 
    qui  entrait dans le Saint des saints."

(Midrash Tanhouma, Vayakel VIII)




Le processus de conversion du Consistoire 

Les différentes étapes  
La candidature à la conversion débute par une lettre de motivation  manuscrite envoyée au service du Consistoire.  Cette lettre n'engage en rien la commission, qui à l'analyse du courrier jugera de la suite à donner à cette demande. Les demandes étant nombreuses, le temps de réponse est de l'ordre d'un mois

Le tutorat
Le candidat devra trouver un rabbin qui deviendra son tuteur. Cela implique de la part du candidat une présence effective dans la communauté et notamment aux offices ou à des Shabbat-Pleins. Cela signifie également un engagement à suivre avec assiduité des cours de Judaïsme, afin de mettre en adéquation sa vie familiale et professionnelle avec les exigences de la halakha (Loi juive). C'est le rabbin - tuteur qui jugera de la motivation et de la volonté du candidat. Cette collaboration entre le candidat et le rabbin entraînera soit le classement définitif du dossier, soit l'acceptation du dossier en vue de son aboutissement final.

Examen écrit
A la fin de sa préparation, le candidat passera un examen écrit au siège du Consistoire de Paris. Cet examen (de 280 questions) touche tous les sujets de la vie et permet à la commission d'évaluer le degré de connaissance et de pratique du Judaïsme, du candidat. A l'analyse de l'examen deux possibilités sont offertes :
1°) Des lacunes sont apparues dans les connaissance s. Dans ce cas de figure, la personne devra repasser un examen après avoir revu les points défaillants.
2°) L'examen est satisfaisant, la commission propos e la prochaine étape.

Commission rabbinique et Mikvé (bain rituel)
Le candidat passera devant un Beth din (trois rabbins) qui, par un échange   libre, jugeront non seulement du niveau de connaissance mais également  des motivations profondes du prétendant. Si cette étape est concluante, le  Beth din fixera une date pour le Mikvé, qui conclura toute cette démarche  mais surtout qui inaugurera la nouvelle vie du converti.
A partir du Mikvé, le ou la converti(e) est considéré comme un enfant  d'Israël à part entière, soumis à l'ensemble des mitsvoth (actions) de la  Thora.
Arrivé au terme de son parcours, le converti comprendra que toutes  les difficultés n'étaient que des "épreuves d'amour. " akadem


                                                                consistoire

Des conversions depuis la nuit des temps
Se convertir au judaïsme, c’est décider de vivre selon les principes de foi d’Israël et selon les commandements de la Torah.
Par cette conversion, le nouveau venu exprime sa volonté d’intégrer la vocation spirituelle du peuple juif, à savoir appartenir à «une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté.»
La conversion n’est pas un phénomène nouveau. En fait, Abraham fut le premier converti, puisqu’il découvrit D. de son propre chef alors que son père était idolâtre. Non seulement Abraham adhéra au monothéisme, mais il convertit de nombreuses personnes dans sa ville de Haran, selon l’enseignement de Rachi : « Les âmes qu’ils avaient faites à Haran : Abraham convertissait les hommes, et Sarah les femmes » (Gn XII, 5).
Dans la Bible, deux personnages sont présentés en exemple de conversion, Yitro le beau-père de Moïse, ancien prêtre de Madian, qui déclara, après la sortie d’Egypte : « Maintenant je sais que l’Éternel (YHWH) est plus grand que toutes les divinités. » (Ex. XVIII, 11). Et Ruth, du pays de Moab, qui prononça cette belle formule : «Ton peuple sera mon peuple, ton D. sera mon Dieu» (Ruth I, 16).

Une communauté ouverte à tous
Une communauté qui se ferme aux autres est une communauté vouée à l’extinction. Chaque année des demandes venues de toute la France, arrivent au Consistoire de Paris et nous mettons tout en œuvre pour recevoir et guider les postulants dans leur quête.
La réussite du candidat, c’est aussi la réussite du service conversion.
Les demandes sont multiples et variées. Certaines proviennent d’enfants issus de mariage mixte (exogamiques), d’autres du conjoint ou de la conjointe non juif, d’autres encore de personne n’ayant aucune ascendance juive reconnue. Chaque situation est traitée avec attention.
Il ne suffit pas de vouloir devenir juif pour le pouvoir. C’est l’engagement de toute une vie. Aussi, il est clairement exprimé au postulant, qu’une conversion est l’acceptation du joug de la royauté divine (ol malkhout chamayim), du joug de la Torah (ol Torah) et du joug des mitsvot (ol mitsvot).
Dans le cas où la requête émane de la famille (mère non-juive et enfants), nous procédons comme suit : Les enfants de moins 13 ans sont inclus dans la démarche parentale (ils passeront un examen niveau Talmud Torah); les plus grands devront faire une demande indépendante.

Montrer son intérêt pour le judaïsme
Pour se convertir, le candidat doit montrer son intérêt pour le judaïsme au travers de diverses obligations :
- Le respect de la cacherout
- Le respect du Chabbat et du Yom Tov
- La fréquentation régulière d’une communauté (offices à la synagogue, cours, conférences, repas shabbatiques, etc.)
- Savoir lire l’hébreu
- La connaissance des bénédictions de base. 



Paroles de nos Sages

"Un candidat à la conversion qui dirait j'accepte toute la Torah sauf cette loi, ne sera pas converti."
(Midrash Torat Cohanim, paracha Kédochim XIX, 34)


"Les convertis d'une génération témoignent de la valeur d'une génération"
(Midrash Vayikra rabba II, 8)


"Dans chaque génération, des convertis se présenteront. D'où le savons-nous ? De Moshé qui annonça : Je conclue l'Alliance avec ceux qui ne sont pas là avec nous aujourd'hui."

(Traité Chavouot 39a)


"Les convertis doivent être très vigilants pour ne pas retourner à leur conduite antérieure"

(Midrash Bamidbar rabba VIII, 2)


"Le Saint, béni soit-Il, aime beaucoup les convertis, car ils ont abonné leur famille et la maison de leur père pour s'approcher de Lui."

(Midrash Bamidbar rabba VIII, 2)


"Une fois converti, tout candidat est considéré comme Israël"

(Midrash Bamidbar rabba VIII, 1)

"On ne dira pas à un converti : souviens-toi de ton ancienne conduite, hier ta bouche mangeait des aliments interdits et aujourd'hui elle prononce des paroles de Torah."

(Traité Baba Métsia 58b)

"Un candidat qui voudrait sincèrement se convertir, on lui tendra la main pour qu'il entre sous les ailes de la Présence divine."

(Midrash Vayikra rabba II, 8)

"Un converti ressemble à un nouveau-né, et toutes ses fautes lui sont pardonnées."

(Traité Yébamot 22a)

"Un converti qui accomplit son acte au nom de l'Eternel mériterait de voir ses filles épouser des prêtres d'Israël (Cohen)."                                                    
                                                                                          (Midrash Kohélet rabba VII, 20)

                                               
                                                rabbinat.qc

Les conditions
Tout non-Juif peut se convertir au judaïsme Rambam, Michnè Tora, Issourè Bia 12, 27. même s'il descend de Âmaleq : le Talmud ne témoigne-t-il pas que des descendants de Hamane lui-même se convertirent et étudièrent la Tora à Bénei-Brak Sanhédrine 96b et commentaire du Maharcha. Une seule condition préalable est exigée : que la conversion ait pour but l'accomplissement des mitswot (commandements) énoncées dans la Tora comme celles promulguées par les Sages d'Israël. S'il s'agit au contraire de permettre par là le mariage avec un Juif ou une Juive, la conversion ne pourra être acceptée puisque motivée par le seul intérêt circonstanciel. Il en sera de même en cas de recherche d'un intérêt matériel, désir de partager une éventuelle situation favorable des Juifs, d'obtenir une charge élevée, ou si le motif est la crainte de la puissance politique ou militaire du peuple d'Israël. C'est la raison pour laquelle les Sages d'Israël refusaient a priori de procéder à des conversions à l'époque du roi David (la peur pouvant alors motiver la démarche), ou à celle du roi Chélomo, la puissance et la prospérité d'Israël risquant d'être la seule motivation réelle du prosélyte Rambam, Issourè Bia 13, 14-15.. Pour la même raison, on ne pourra accepter de conversions à l'époque du Machiah Yébamot 24b.
Remarquons cependant que Hillel accepta de convertir quelqu'un dont l'unique désir était de devenir Grand Prêtre (la chose lui étant pourtant impossible, puisqu'il n'était ni ne pouvait devenir Kohène Chabbat 31a.; Rabbi Hiya convertit une femme qui désirait épouser un Juif Ménahot 44a. car dans ces deux cas, Hillel et Rabbi Hiya savaient de façon certaine que ces deux personnes étaient de toute manière prêtes à une observance sans faille des mitswot : la conversion aurait, sans cela, été impossible Tossafot sur Yébamot 24b.. En bref, il convient avant toute chose de s'enquérir de la motivation profonde du non-Juif désireux de se convertir Rambam, Issourè Bia 13,14; 14,1.. Conformément à l'enseignement du Talmud, le Rambam écrit ainsi :
 ...et après avoir vérifié qu'il n'y a là aucune démarche intéressée, on lui demande pour quelle raison veux-tu te convertir? Ignores-tu que le peuple d'Israël est de nos jours éprouvé, pourchassé, persécuté, et que les malheurs l'accablent?
S'il répond : Je le sais et ne suis pas digne de lui, on l'accepte immédiatement. On lui enseigne les principes de notre croyance, qui sont l'unicité de D'ieu et la prohibition de l'idolâtrie; on mettra un accent particulier sur ces notions, puis on portera quelques mitswot à sa connaissance, parmi les plus bénignes comme parmi les plus importantes, sans trop s'attarder à cela. On lui apprendra aussi les châtiments encourus par ceux qui les transgressent, en lui disant : sache que tant que tu n'appartiens pas à notre croyance, tu peux manger de la graisse interdite, sans craindre le karet Châtiment qui se rapporte à certaines transgressions particulièrement graves. Selon la tradition, il consiste en une mort prématurée ou une vie sans descendance, la faute ayant entraîné une coupure de la source divine.; tu peux profaner le Chabbat sans risquer la lapidation... Mais il ne faut pas s'étendre sur ce sujet ni se montrer trop pointilleux à son égard, de peur qu'il n'en vienne à abandonner la bonne voie dans laquelle il s'est engagé... Et de même qu'on lui fait connaître les châtiments encourus, on lui expose la récompense des mitswot, et comment en les accomplissant il aura part au monde à venir. S'il se ravise et refuse de s'y engager, qu'il aille son chemin. S'il accepte, on le circoncit sans plus attendre Rambam, Issourè Bia 14, 1-5.

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